AXONO-like

AXONOPATHIE-LIKE

En race Blonde d'Aquitaine, des cas d'animaux atteints d'axonopathie, mais non porteurs de la mutation identifiée ont mené à une nouvelle mutation.

Parmi les animaux qui ont été déclarés à l'ONAB, de nombreux présentaient des signes cliniques d'axonopathie en race Blonde d'Aquitaine. Cette maladie neurodégénérative n'intervient pas dans les premiers mois de vie, rendant la perte de l'animal d'autant plus impactante. Une étude menée par les chercheurs INRAE a permis d'identifier une mutation responsable de cette axonopathie.

Parmi ces déclarations, des cas d’animaux présentant des symptômes similaires à l’axonopathie, mais n’étant pas porteurs de la mutation connue jusqu’à ce jour ont été recensés. Il a été noté cependant que l'apparition de l'anomalie était plus tardive chez ces animaux.

Les différents travaux d’analyse et de croisement des données de génotypages ont permis, au bout de plusieurs années, de confirmer l’existence d’une nouvelle axonopathie dans la race. En effet, certains animaux non porteurs de l'axonopathie identifiée portaient tous le même fragment à l'état homozygote, situé sur le chromosome bovin 17.

Par anticipation, et avant que l’existence de la mutation n’ait été définitivement prouvée, la puce utilisée pour nos génotypages avait été mise à jour en 2021, afin de prendre en compte un variant candidat repéré dans cette zone précise. Ce travail a ainsi permis de connaître le statut de l’ensemble des animaux génotypés depuis 2021 vis-à-vis de cette nouvelle anomalie. 

Ainsi, le travail d’analyse et de remontée des pedigrees a permis d’identifier trois animaux qui semblent expliquer 95% des cas détectés. Ces animaux sont :
- FR 6464044144 – ORVIL – EEE
- FR 2485016047 – AMETISTE – INS
- FR 8235484351 – NOCTAMBULE – RRJ

Afin de différencier cette anomalie de la première axonopathie découverte dans la race, il a été décidé de la nommer « Axonopathie 17 ». A ce stade, sur plus de 14.000 génotypages réalisés depuis 2021, on ne dénombre que 106 animaux porteurs hétérozygotes de l’anomalie.

Le test de l’axonopathie 17 est disponible pour suivre les accouplements à risque et limiter l'apparition d'animaux double-porteurs.

Une publication scientifique est en cours.